Les mots essentiels de la Bourse expliqués simplement

Actions, ETF, PEA, ordres de Bourse et fiscalité : ces termes décrivent les mécanismes que vous rencontrerez en investissant. Nous en donnons des définitions simples, avec les repères utiles aux particuliers résidant en France.

61 définitionsMis à jour le

A

Action

Une action est une part du capital d’une société. Son détenteur peut bénéficier de droits, notamment participer aux assemblées générales et, si la société en distribue, recevoir des dividendes. Le cours peut varier à la hausse comme à la baisse. Acheter une action expose donc à un risque de perte, même si l’entreprise continue d’exister.

Approfondir : De votre ordre à l’action : les échanges en Bourse expliqués

Actionnaire

Un actionnaire détient une ou plusieurs actions d’une société. Il possède une fraction du capital et dispose de droits définis par la loi et les statuts, dont le droit de vote dans certaines assemblées. Il peut recevoir un dividende si celui-ci est décidé, mais rien ne garantit son versement ni la hausse de la valeur de ses actions.

Approfondir : Dividende : comprendre la date de détachement et vos droits

AMF (Autorité des marchés financiers)

L’AMF est l’autorité publique indépendante qui régule les marchés financiers français et veille à la protection de l’épargne investie en produits financiers. Elle informe les investisseurs, contrôle certains acteurs et publie des listes noires de sites non autorisés. Son rôle ne garantit ni l’absence de fraude ni la valeur des placements.

Approfondir : Avant tout virement, comment repérer un faux courtier en Bourse ?

Analyse fondamentale

L’analyse fondamentale consiste à étudier une entreprise et son environnement pour comprendre sa situation économique et financière. Elle peut porter sur les comptes, l’endettement, les bénéfices, le secteur et les perspectives. Elle ne permet pas de connaître avec certitude le cours futur d’une action et ne supprime pas le risque de perte.

Approfondir : Les repères pour comprendre le bilan d’une société cotée

Appel de marge

Un appel de marge est une demande de fonds supplémentaires lorsque la valeur d’une position à effet de levier ne respecte plus les exigences de couverture. Selon le produit et le contrat, l’investisseur peut devoir approvisionner son compte ou voir ses positions clôturées. Les pertes peuvent être rapides, notamment si le marché évolue brutalement.

Approfondir : SRD en Bourse : comprendre le paiement différé et ses risques

B

BPA (bénéfice par action)

Le bénéfice par action rapporte le bénéfice attribuable aux actionnaires au nombre d’actions concernées. Il sert à comparer les résultats rapportés à chaque action et intervient dans le calcul de ratios comme le PER. Le BPA dépend des conventions comptables et d’éléments exceptionnels ; il ne suffit pas, seul, à évaluer une entreprise.

Approfondir : PER, bénéfice par action et rendement : lire les ratios d’une action

C

Capitalisation boursière

La capitalisation boursière correspond au cours d’une action multiplié par le nombre d’actions composant le capital, selon la méthode de calcul retenue. Elle donne une mesure de la valeur attribuée par le marché à l’ensemble de la société. Elle ne représente ni sa valeur comptable ni le montant qu’un investisseur pourrait récupérer en cas de vente.

Approfondir : Capitalisation totale, flottant : deux mesures à distinguer

Carnet d’ordres

Le carnet d’ordres rassemble, à un instant donné, les ordres d’achat et de vente en attente sur un titre, avec leurs prix et quantités. Il aide à observer l’offre et la demande disponibles, sans prédire l’évolution du cours. Les ordres peuvent être modifiés ou annulés, et le carnet ne montre pas nécessairement toute la liquidité accessible.

Approfondir : Carnet d’ordres : comprendre les acheteurs, les vendeurs et les prix

CFD (contract for difference, contrat financier pour différence)

Un CFD est un contrat permettant de miser sur la variation du prix d’un actif sans le détenir directement. Pour les clients non professionnels, les règles européennes plafonnent l’effet de levier et prévoient notamment une clôture à 50 % de marge ainsi qu’une protection contre le solde négatif. Le produit reste complexe et peut entraîner des pertes rapides.

Approfondir : CFD : comprendre le levier, les coûts et les pertes possibles

Cours

Le cours est le prix auquel un titre s’échange sur un marché, ou la dernière valeur affichée selon les données consultées. Il résulte de la confrontation des ordres d’achat et de vente et peut évoluer pendant la séance. Un cours affiché n’assure pas qu’un ordre sera exécuté à ce prix, notamment en marché rapide.

Approfondir : De votre ordre à l’action : les échanges en Bourse expliqués

Courtier

Un courtier transmet les ordres d’achat et de vente de ses clients vers un marché ou un autre lieu d’exécution. Il peut aussi assurer la tenue du compte et fournir des documents fiscaux. Avant de choisir un intermédiaire, vérifiez son autorisation, les instruments accessibles, les frais prévus au contrat et les conditions de protection des avoirs.

Approfondir : Courtiers en ligne

CTO (compte-titres ordinaire)

Le compte-titres ordinaire permet de détenir des titres financiers sans plafond de versements et sans restriction générale aux titres européens. Il peut accueillir des actions, obligations, ETF et autres instruments proposés par le courtier. Les revenus et gains sont soumis à la fiscalité applicable, et les pertes comme les frais doivent être suivis pour la déclaration.

Approfondir : PEA ou compte-titres : ce qui change vraiment

D

Date de détachement du dividende

La date de détachement est le premier jour où une action s’échange sans donner droit au dividende annoncé pour la distribution concernée. Pour percevoir celui-ci, il faut détenir les actions selon les règles de règlement-livraison applicables. Le cours s’ajuste souvent autour de cette date, mais cet ajustement ne préjuge pas de son évolution ultérieure.

Approfondir : Dividende : comprendre la date de détachement et vos droits

Diversification

La diversification consiste à répartir un portefeuille entre plusieurs placements qui ne réagissent pas tous de la même manière aux événements économiques. Elle peut concerner les entreprises, les secteurs, les zones géographiques et les catégories d’actifs. Elle réduit la dépendance à une seule ligne, mais n’empêche ni les baisses générales des marchés ni une perte en capital.

Approfondir : Diversifier son portefeuille en Bourse sans multiplier les lignes

Dividende

Un dividende est une somme versée aux actionnaires lorsqu’une société décide de distribuer une partie de ses bénéfices ou de ses réserves. Son montant et son versement ne sont pas garantis et peuvent varier d’une année à l’autre. Sur un compte-titres, le dividende reçu relève de la fiscalité des revenus du capital ; dans un PEA, il reste dans l’enveloppe.

Approfondir : Comment savoir si le dividende d’une entreprise peut durer ?

Droit préférentiel de souscription

Le droit préférentiel de souscription permet, dans certaines augmentations de capital, aux actionnaires existants de souscrire en priorité aux actions nouvelles, selon les modalités de l’opération. Il vise à leur donner la possibilité de limiter la dilution de leur participation. Ce droit peut parfois être vendu, mais sa valeur varie et les conditions sont fixées pour chaque opération.

Approfondir : Augmentation de capital : que devient votre participation ?

E

Effet de levier

L’effet de levier permet de prendre une exposition supérieure aux fonds engagés, en utilisant un financement ou un produit qui amplifie les variations de valeur. Il amplifie les gains éventuels, mais aussi les pertes, qui peuvent survenir rapidement. Les modalités et limites dépendent du produit ; les règles applicables aux CFD des clients non professionnels sont encadrées.

Approfondir : Effet de levier : comprendre l’amplification des pertes

ETF (exchange-traded fund, fonds négocié en Bourse)

Un ETF est un fonds dont les parts sont négociées en Bourse comme des actions. Beaucoup cherchent à suivre un indice, mais leurs méthodes de réplication, frais, risques et règles d’éligibilité diffèrent. Le prix de marché peut s’écarter de la valeur liquidative. Un ETF peut perdre de la valeur et ne garantit pas le rendement de son indice.

Approfondir : Du calcul de l’indice à l’achat d’une part d’ETF

Euronext

Euronext est un opérateur de marchés qui exploite notamment les marchés de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Dublin, Lisbonne, Milan et Oslo. Les horaires et règles de négociation varient selon le marché et le titre. À Paris, la cotation en continu se déroule de 9 h 00 à 17 h 30, avec des phases de pré-ouverture et de clôture.

Approfondir : À quelle heure passer un ordre sur Euronext Paris ?

F

FGDR (Fonds de garantie des dépôts et de résolution)

Le FGDR indemnise les clients dans certaines situations de défaillance d’un établissement adhérent. La garantie des titres peut atteindre 70 000 euros par investisseur et par établissement si les titres ne peuvent pas être restitués ; elle ne couvre jamais une baisse des marchés. La garantie des dépôts en espèces est distincte et peut atteindre 100 000 euros.

Approfondir : Vos actions sont-elles protégées si votre courtier fait faillite ?

Fonds indiciel

Un fonds indiciel cherche à reproduire l’évolution d’un indice, plutôt qu’à sélectionner librement des titres pour le dépasser. Il peut prendre la forme d’un ETF coté ou d’un fonds non coté. Sa composition, ses frais, sa méthode de réplication et son écart de suivi influencent le résultat réellement obtenu par l’investisseur.

Approfondir : Du calcul de l’indice à l’achat d’une part d’ETF

Frais courants d’un ETF (TER, total expense ratio)

Le TER, ou ratio des frais courants, indique une partie des frais annuels prélevés dans un fonds, exprimée en pourcentage de son actif. Il ne comprend pas nécessairement tous les coûts supportés par l’investisseur, notamment les frais de courtage et certains coûts de transaction. Pour comparer des ETF, il faut aussi examiner leur écart de suivi.

Approfondir : Comment évaluer les frais réels d’un ETF ?

Frais de courtage

Les frais de courtage sont les frais facturés par l’intermédiaire pour exécuter un ordre d’achat ou de vente. Leur montant et leur mode de calcul dépendent de la grille tarifaire et parfois du marché, du montant ou du type d’ordre. D’autres coûts peuvent s’ajouter, comme les frais de change, de garde ou de produits, selon le contrat.

Approfondir : Quels frais moins visibles vérifier chez un courtier en ligne ?

H

Horizon de placement

L’horizon de placement est la durée pendant laquelle un investisseur prévoit de laisser son argent investi avant d’en avoir besoin. Il aide à déterminer si les fluctuations possibles des marchés sont compatibles avec le projet. Un horizon long ne garantit pas un gain et ne rend pas automatiquement les actions adaptées à chaque épargnant.

Approfondir : Combien de temps faut-il prévoir pour investir en actions ?

I

IFU (imprimé fiscal unique)

L’imprimé fiscal unique est un document annuel transmis par un établissement financier à son client. Il récapitule certains revenus et opérations utiles à la déclaration fiscale, mais les montants préremplis ou indiqués doivent être vérifiés. Il ne remplace pas la responsabilité du contribuable, notamment pour le suivi des moins-values et des opérations non récapitulées.

Approfondir : Comment contrôler l’IFU de votre courtier avant la déclaration

Indice boursier

Un indice boursier mesure l’évolution d’un ensemble de titres selon des règles de sélection et de pondération définies. Il sert de repère pour décrire un marché ou comparer un portefeuille. Un indice n’est pas directement un placement : un fonds ou un ETF peut chercher à le suivre, avec des frais et un écart de performance.

Approfondir : CAC 40 : sélection des valeurs, pondération et dividendes

Intérêts composés

Les intérêts composés apparaissent lorsque les revenus d’un placement sont réinvestis et produisent à leur tour des revenus. La progression dépend du capital, de la durée et du rendement effectivement obtenu, lequel n’est jamais garanti pour un placement en Bourse. Les frais, les impôts et les pertes éventuelles peuvent réduire ou interrompre cet effet.

Approfondir : Simulateur d’intérêts composés

IPO (initial public offering, introduction en Bourse)

Une IPO est l’introduction en Bourse d’une société, qui met ses actions à la disposition du public dans le cadre d’une opération définie. Le prix, le calendrier et les modalités de souscription sont précisés dans la documentation de l’offre. Le prix de première cotation peut évoluer fortement et les informations disponibles ne suppriment pas le risque de perte.

Approfondir : Comment participer à une introduction en Bourse en tant que particulier

ISIN (International Securities Identification Number)

L’ISIN est un code international qui identifie un instrument financier, comme une action, une obligation ou une part de fonds. Il permet de distinguer des titres portant des noms proches ou négociés sur plusieurs marchés. Avant de passer un ordre, vérifier l’ISIN aide à confirmer que le produit sélectionné correspond bien à celui que vous souhaitez négocier.

L

Liquidité

La liquidité désigne la facilité avec laquelle un titre peut être acheté ou vendu sans provoquer une forte variation de son prix. Elle dépend notamment du nombre d’ordres disponibles et de leur volume. Un titre peu liquide peut présenter un écart important entre achat et vente, et un ordre peut rester sans exécution ou être exécuté à un prix défavorable.

Approfondir : Carnet d’ordres : comprendre les acheteurs, les vendeurs et les prix

M

Marché primaire

Le marché primaire est le marché sur lequel des titres sont émis et vendus pour la première fois, par exemple lors d’une introduction en Bourse ou d’une émission d’obligations. Les fonds issus de l’émission reviennent généralement à l’émetteur, selon les modalités de l’opération. Il se distingue du marché secondaire, où les investisseurs échangent ensuite les titres entre eux.

Approfondir : Comment participer à une introduction en Bourse en tant que particulier

Marché secondaire

Le marché secondaire est le lieu où les investisseurs achètent et vendent des titres déjà émis. Lorsqu’un particulier achète une action en Bourse, le paiement revient en général au vendeur et non à l’entreprise. Les prix résultent des ordres disponibles et peuvent varier selon les informations, les anticipations et les conditions de marché.

Approfondir : De votre ordre à l’action : les échanges en Bourse expliqués

Moins-value

Une moins-value de cession correspond à la différence négative entre le prix de vente d’un titre et son prix d’acquisition, en tenant compte des règles fiscales applicables. Sur un compte-titres, elle peut s’imputer sur des plus-values de même nature de l’année et des dix années suivantes. Elle n’est généralement constatée fiscalement qu’au moment de la cession.

Approfondir : Vente d’actions sur un compte-titres : comment déclarer le gain ?

O

Obligation

Une obligation est un titre de dette émis par une entreprise ou une entité publique. L’émetteur s’engage à rembourser le principal selon les conditions prévues et peut verser des intérêts. Sa valeur peut fluctuer avant l’échéance, notamment avec les taux d’intérêt et le risque de crédit. Le remboursement n’est pas garanti si l’émetteur rencontre des difficultés.

Approfondir : Obligations : pourquoi leur prix varie et quels risques surveiller

OPCVM (organisme de placement collectif en valeurs mobilières)

Un OPCVM est un fonds qui collecte l’épargne de plusieurs investisseurs pour l’investir dans un portefeuille de valeurs mobilières selon une stratégie définie. Il peut être géré activement ou suivre un indice. Ses règles de fonctionnement, ses frais et ses risques figurent dans sa documentation. Certains OPCVM peuvent être éligibles au PEA, sous conditions d’investissement.

Approfondir : PEA-PME : les titres admis et les critères à contrôler

Ordre à cours limité

Un ordre à cours limité fixe le prix maximal auquel l’investisseur accepte d’acheter, ou le prix minimal auquel il accepte de vendre. Il maîtrise le prix d’exécution, mais ne garantit pas que l’ordre sera exécuté, même si le cours affiché atteint la limite. Son exécution dépend des ordres en face, des quantités disponibles et de sa durée de validité.

Approfondir : Ordre au marché ou ordre limité : maîtriser prix et exécution

Ordre au marché

Un ordre au marché demande l’exécution immédiate au meilleur prix disponible, dans la limite des quantités accessibles. Il privilégie l’exécution plutôt que la maîtrise du prix, qui peut différer du dernier cours affiché, surtout si le titre est peu liquide ou si le marché bouge vite. Il faut vérifier les conditions proposées par le courtier avant de l’utiliser.

Approfondir : Ordre au marché ou ordre limité : maîtriser prix et exécution

Ordre stop

Un ordre stop, aussi appelé ordre à seuil de déclenchement, devient actif lorsque le cours atteint un seuil défini. Il peut servir à transmettre ensuite un ordre d’achat ou de vente, selon le type choisi et les règles du courtier. Le seuil ne garantit pas le prix final d’exécution, qui peut être moins favorable en cas de mouvement rapide.

Approfondir : Votre premier achat d’action en ligne, étape par étape

P

PEA (plan d’épargne en actions)

Le PEA est une enveloppe fiscale destinée à investir principalement dans des actions et fonds éligibles. Son plafond de versements est de 150 000 euros. En principe, un retrait avant cinq ans entraîne sa clôture ; après cinq ans, les retraits partiels sont possibles sans clôture. Les gains sont alors exonérés d’impôt sur le revenu, mais restent soumis aux prélèvements sociaux.

Approfondir : PEA ou compte-titres : ce qui change vraiment

PEA-PME-ETI (plan d’épargne en actions destiné aux PME et ETI)

Le PEA-PME-ETI est une enveloppe permettant d’investir dans des titres de petites et moyennes entreprises et d’entreprises de taille intermédiaire qui respectent les critères d’éligibilité. Son plafond de versements de 225 000 euros est cumulé avec celui du PEA. Les titres accessibles et les règles fiscales doivent être vérifiés avant toute opération.

Approfondir : PEA et PEA-PME : pouvez-vous détenir les deux ?

PER (price/earnings ratio, ratio cours/bénéfice)

Le PER rapporte le cours d’une action au bénéfice par action, ou, selon la présentation, la valeur de l’entreprise à ses bénéfices. Il aide à situer le prix d’une action par rapport aux bénéfices, mais ne permet pas à lui seul de dire si elle est bon marché ou chère. Son interprétation dépend du secteur, de la croissance et de la qualité des résultats.

Approfondir : PER, bénéfice par action et rendement : lire les ratios d’une action

Plus-value

Une plus-value de cession est le gain réalisé lorsque le prix de vente d’un titre dépasse son prix d’acquisition, après prise en compte des éléments retenus par les règles applicables. Elle n’est généralement réalisée qu’à la vente. Sur un compte-titres, elle peut être imposable ; dans un PEA, son traitement dépend notamment de l’ancienneté du plan et des retraits.

Approfondir : Vente d’actions sur un compte-titres : comment déclarer le gain ?

Portefeuille

Un portefeuille est l’ensemble des placements financiers détenus par un investisseur, par exemple des actions, obligations, fonds et espèces. Sa composition détermine son exposition aux marchés, aux secteurs, aux devises et aux différents risques. Un portefeuille doit être examiné dans son ensemble, car plusieurs titres différents peuvent dépendre des mêmes facteurs économiques.

Approfondir : Diversifier son portefeuille en Bourse sans multiplier les lignes

Prélèvement forfaitaire unique (PFU)

Le PFU, souvent appelé flat tax, combine une part d’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux sur certains revenus du capital. En 2026, il s’élève à 31,4 % pour la plupart des dividendes, plus-values de cession de titres et intérêts concernés. Une option globale pour le barème progressif est possible ; vérifiez le taux applicable à l’année de déclaration.

Approfondir : Dividendes : faut-il choisir le PFU ou le barème progressif ?

Prélèvements sociaux

Les prélèvements sociaux sont des contributions appliquées à certains revenus, dont des revenus du capital. Leur taux dépend de la catégorie de revenu et de la règle en vigueur. En 2026, il est de 18,6 % sur la plupart des dividendes, plus-values de cession de titres et intérêts concernés, tandis que certains placements suivent un autre taux. Vérifiez celui applicable à votre situation.

Approfondir : Dividendes dans un PEA : quand sont-ils imposés ?

PRU (prix de revient unitaire)

Le prix de revient unitaire est le coût moyen par titre retenu ou affiché après plusieurs achats, parfois ajusté des frais selon la méthode utilisée. Il aide à suivre une position, mais le calcul présenté par le courtier peut ne pas correspondre exactement à la base fiscale. Pour déclarer une plus-value, vérifiez les règles fiscales et les documents de l’intermédiaire.

R

Rendement

Le rendement d’un placement rapporte un revenu perçu à une valeur de référence, souvent le dividende annuel rapporté au cours d’une action. Ce ratio peut changer avec le cours et le montant distribué. Il ne mesure pas à lui seul le gain total, car il ignore notamment l’évolution du prix, les frais, la fiscalité et le risque de baisse du dividende.

Approfondir : Comment savoir si le dividende d’une entreprise peut durer ?

Réplication physique

La réplication physique est une méthode par laquelle un fonds indiciel détient directement tout ou partie des titres de l’indice suivi. Le portefeuille peut reproduire l’indice intégralement ou utiliser un échantillon représentatif. Cette méthode ne supprime ni les risques liés aux titres détenus ni l’écart possible entre l’évolution du fonds et celle de son indice.

Approfondir : Réplication physique ou synthétique : comment choisir ?

Réplication synthétique

La réplication synthétique vise à reproduire la performance d’un indice au moyen d’un contrat d’échange, souvent appelé swap, plutôt que par la détention directe de tous ses composants. Elle peut permettre à certains ETF d’accéder à des indices non européens tout en respectant les critères d’éligibilité au PEA. Elle ajoute notamment un risque lié à la contrepartie du contrat.

Approfondir : Réplication physique ou synthétique : comment choisir ?

Risque de change

Le risque de change est le risque qu’une variation entre deux devises modifie la valeur d’un placement ou de ses revenus exprimés en euros. Il concerne notamment les titres étrangers et certains fonds. Un ETF couvert contre le change cherche à réduire cet effet, mais la couverture a des coûts et ne neutralise pas parfaitement toutes les variations.

Approfondir : ETF couvert en euros : ce que la couverture change vraiment

Risque de crédit

Le risque de crédit est le risque qu’un emprunteur ne respecte pas ses obligations de paiement, notamment le versement des intérêts ou le remboursement du principal d’une obligation. Il dépend de la situation de l’émetteur et des conditions du titre. Une dégradation de la confiance peut aussi faire baisser le prix de l’obligation avant son échéance.

Approfondir : Obligations : pourquoi leur prix varie et quels risques surveiller

Risque de liquidité

Le risque de liquidité est la difficulté à vendre un placement rapidement et à un prix proche de celui attendu. Il peut être plus marqué lorsque peu d’acheteurs et de vendeurs interviennent ou lorsque le marché est perturbé. L’investisseur peut devoir accepter un prix moins favorable, attendre une contrepartie ou conserver un titre plus longtemps que prévu.

Approfondir : Carnet d’ordres : comprendre les acheteurs, les vendeurs et les prix

Risque de marché

Le risque de marché est la possibilité qu’un placement perde de la valeur à cause de l’évolution générale des marchés ou de facteurs qui affectent un secteur ou un actif. Il ne disparaît pas avec la diversification, même si celle-ci peut limiter la dépendance à un seul titre. La valeur investie peut baisser et aucune performance n’est garantie.

Approfondir : Bourse en forte baisse : comment décider sans réagir à chaud

S

Spread

Le spread est l’écart entre le meilleur prix proposé à l’achat et le meilleur prix proposé à la vente. Il représente un coût implicite de transaction : plus cet écart est large, moins il est avantageux d’acheter puis de revendre immédiatement. Il varie notamment selon la liquidité du titre, l’heure et les conditions de marché.

Approfondir : Carnet d’ordres : comprendre les acheteurs, les vendeurs et les prix

SRD (service de règlement différé)

Le SRD permet, sur certaines valeurs suffisamment liquides et chez les intermédiaires qui le proposent, de différer le règlement et la livraison d’une opération. Il implique un effet de levier potentiel et des frais de report lorsque la position est conservée. Les pertes peuvent dépasser les sommes engagées dans certaines configurations ; ses modalités contractuelles doivent être lues attentivement.

Approfondir : SRD en Bourse : comprendre le paiement différé et ses risques

Stock picking

Le stock picking consiste à sélectionner soi-même des actions, plutôt qu’à investir uniquement dans un fonds diversifié qui suit un indice. Cette approche demande du temps pour analyser les sociétés, suivre leurs résultats et gérer la répartition du portefeuille. Elle peut concentrer les risques et ne garantit pas de faire mieux qu’un indice de référence.

Approfondir : Diversifier son portefeuille en Bourse sans multiplier les lignes

T

Tracking difference

La tracking difference mesure l’écart entre la performance d’un fonds indiciel et celle de son indice sur une période donnée. Elle reflète notamment les frais, les coûts de transaction, la fiscalité supportée par le fonds et les modalités de réplication. Elle ne se confond pas avec la tracking error, qui décrit plutôt la variabilité de cet écart.

Approfondir : Comment évaluer les frais réels d’un ETF ?

TTF (taxe sur les transactions financières)

La taxe sur les transactions financières s’applique notamment à l’achat de certaines actions de sociétés françaises dépassant le seuil de capitalisation prévu par la loi. En 2026, son taux est de 0,4 % pour les opérations concernées. Elle peut s’ajouter aux frais de courtage ; son application dépend du titre et de l’opération, pas seulement du lieu où l’ordre est passé.

V

Valeur liquidative

La valeur liquidative correspond à la valeur de l’actif net d’un fonds divisée par le nombre de parts. Elle est calculée selon les règles et la fréquence prévues pour le fonds. Pour un ETF coté, le prix de marché peut s’en écarter, car il dépend des ordres d’achat et de vente disponibles pendant la séance.

Approfondir : Pourquoi le cours d’un ETF diffère parfois de sa valeur liquidative

Volatilité

La volatilité mesure l’ampleur des variations du prix d’un actif sur une période, à partir de données passées ou d’estimations selon la méthode utilisée. Une volatilité élevée signifie que le prix a tendance à fluctuer davantage, sans indiquer le sens de sa prochaine évolution. Elle ne résume pas tous les risques d’un placement et ne prédit pas les pertes futures.

Approfondir : Quelle part d’actions et d’obligations dans un portefeuille ?

W

W-8BEN (certificat de statut du bénéficiaire effectif étranger)

Le W-8BEN est un formulaire fiscal américain utilisé par une personne physique non américaine pour attester notamment de sa résidence fiscale et demander, si les conditions sont réunies, l’application des avantages d’une convention fiscale. Pour des dividendes américains détenus sur un compte-titres, il permet généralement une retenue à la source de 15 %, imputable sous forme de crédit d’impôt en France.

Approfondir : Dividendes : faut-il choisir le PFU ou le barème progressif ?

Questions fréquentes

Quels termes faut-il connaître avant d’acheter une action ?

Avant un premier achat, comprenez au minimum le cours, le carnet d’ordres, l’ordre au marché et l’ordre à cours limité. Ces notions expliquent comment se forme un prix et pourquoi un ordre peut être exécuté à un montant différent du dernier cours affiché, ou ne pas être exécuté. Vérifiez aussi les frais du courtier et le risque de perte en capital.

Quelle différence entre un PEA et un compte-titres ?

Le PEA est une enveloppe fiscale avec un plafond de versements et des conditions d’éligibilité des titres. Après cinq ans, les retraits partiels sont possibles sans clôture et les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu, mais restent soumis aux prélèvements sociaux. Le compte-titres n’a pas de plafond général et donne accès à davantage de titres, avec une fiscalité appliquée aux revenus et gains concernés.

Que signifie ETF et est-ce un placement sans risque ?

ETF signifie « exchange-traded fund », soit un fonds négocié en Bourse. Beaucoup d’ETF cherchent à suivre un indice, mais leurs compositions, frais et méthodes de réplication varient. Un ETF n’est pas sans risque : sa valeur peut baisser avec les marchés, et son prix peut s’écarter de sa valeur liquidative. Il faut vérifier l’indice suivi, les coûts et les caractéristiques du fonds.

Comment comprendre les frais d’un investissement en Bourse ?

Additionnez les frais explicites et les coûts moins visibles. Les frais de courtage apparaissent lors des opérations, tandis que les frais courants d’un ETF sont prélevés dans le fonds. Le spread, les frais de change ou certains coûts de transaction peuvent aussi réduire le résultat. Consultez la grille tarifaire du courtier et la documentation du fonds, car le TER ne représente pas nécessairement tous les coûts.