L’essentiel
- En 2026, le PFU applicable à la plupart des dividendes comprend 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.
- L’option pour le barème est annuelle et globale : elle ne peut pas être choisie uniquement pour les dividendes les plus avantageux.
- L’abattement de 40 % concerne certains dividendes éligibles si vous optez pour le barème, pas les prélèvements sociaux.
- Le prélèvement de 12,8 % retenu à la source est un acompte d’impôt, pas nécessairement le montant définitif dû.
- Comparez les deux modes avec votre IFU, les données préremplies et l’ensemble des revenus mobiliers du foyer.
Pour des dividendes reçus sur un compte-titres ordinaire, le PFU s’applique par défaut. En 2026, il représente 31,4 % pour la plupart des revenus mobiliers : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Vous pouvez choisir le barème progressif lors de votre déclaration, mais cette option vaut pour l’ensemble des revenus et gains mobiliers concernés de votre foyer fiscal.
Le barème peut être plus intéressant si l’impôt supplémentaire calculé sur vos dividendes, après l’éventuel abattement de 40 %, est inférieur à la part d’impôt sur le revenu du PFU. Mais le résultat dépend aussi de vos intérêts, de vos plus-values mobilières et de votre situation fiscale. Il faut donc comparer les deux scénarios sur l’ensemble de la déclaration, sans décider à partir du seul montant des dividendes.
Que comprend le PFU appliqué aux dividendes ?
Le prélèvement forfaitaire unique, aussi appelé flat tax, associe une part d’impôt sur le revenu et une part de prélèvements sociaux. Pour la plupart des dividendes imposables perçus en 2026, ces parts sont respectivement de 12,8 % et de 18,6 %, soit un taux total de 31,4 %. Les prélèvements sociaux sont calculés sur le dividende brut, sans abattement de 40 %.
Le taux de prélèvements sociaux de 18,6 % est celui en vigueur en 2026 pour la plupart des revenus du capital, dont les dividendes. Des revenus relevant d’autres régimes, notamment certains produits d’assurance-vie, ne suivent pas nécessairement cette règle. Vérifiez toujours le taux applicable à l’année de perception, car la fiscalité peut évoluer.
| Composante | Taux | Mode de calcul |
|---|---|---|
| Impôt sur le revenu | 12,8 % | Prélèvement forfaitaire, imputé sur l’impôt définitif de l’année |
| Prélèvements sociaux | 18,6 % | Calculés sur le montant brut du dividende |
| Total du PFU | 31,4 % | S’applique par défaut à la plupart des dividendes concernés |
Au versement, un acompte d’impôt sur le revenu de 12,8 % est généralement prélevé à la source, en plus des prélèvements sociaux. Cet acompte est imputé lors du calcul définitif de l’impôt : il ne s’ajoute pas une seconde fois au PFU. Une dispense de cet acompte peut être demandée sous conditions de revenu, mais elle ne supprime ni l’imposition finale ni les prélèvements sociaux.
Comment fonctionne l’option pour le barème progressif ?
L’option pour le barème progressif est exercée chaque année lors de la déclaration de revenus. Elle n’est pas automatique et ne s’applique pas uniquement à un dividende ou à un compte-titres déterminé. Elle porte globalement sur les revenus et gains mobiliers du foyer fiscal qui relèvent du PFU, dans les limites prévues par les règles fiscales.
Concrètement, l’option concerne aussi les autres revenus mobiliers soumis au PFU, comme des intérêts ou des plus-values de cession de titres entrant dans ce régime. Vous ne pouvez donc pas conserver le PFU sur vos intérêts ou vos plus-values tout en choisissant le barème uniquement pour vos dividendes. En revanche, les revenus qui relèvent d’un régime distinct ne basculent pas automatiquement dans le barème du seul fait de cette option.
Dans la déclaration en ligne, l’option est généralement matérialisée par la case 2OP. Elle vaut pour l’année déclarée et pour le foyer fiscal concerné. Pour un couple imposé en commun, l’arbitrage porte donc sur les revenus mobiliers concernés des deux membres du foyer, et non sur les seuls dividendes du déclarant qui détient les titres.
Quand l’abattement de 40 % sur les dividendes s’applique-t-il ?
L’abattement de 40 % peut réduire la base soumise au barème pour certains dividendes éligibles, à condition d’opter pour le barème progressif. Il ne réduit pas le dividende versé et ne s’applique pas aux prélèvements sociaux. Il diminue uniquement la somme prise en compte pour calculer l’impôt sur le revenu.
Pour ouvrir droit à l’abattement, la distribution doit notamment être régulière et décidée par l’organe compétent de la société. La société distributrice doit relever de l’impôt sur les sociétés ou d’un impôt équivalent et remplir les conditions de résidence prévues par les règles fiscales. Les dividendes de sociétés françaises sont les cas les plus courants, mais certaines distributions étrangères peuvent également être éligibles.
Toutes les sommes présentées comme des revenus distribués ne donnent pas droit à l’abattement. Certaines distributions particulières, certains revenus assimilés à des dividendes ou des versements issus de structures spécifiques peuvent en être exclus. L’IFU du courtier et les informations de la société permettent de repérer la catégorie déclarée, mais en cas de doute il faut vérifier la nature fiscale du revenu, pas seulement son intitulé commercial.
L’abattement ne s’applique pas si vous restez au PFU. Avec le PFU, l’impôt sur le revenu est calculé à 12,8 % du montant concerné, sans réduction de 40 %. L’option au barème permet aussi, sous les conditions applicables, de déduire une fraction de CSG du revenu imposable de l’année suivante. Cette déduction ne doit pas être confondue avec l’abattement sur les dividendes.
PFU ou barème : comment comparer les deux résultats ?
Au PFU, le calcul est direct pour la plupart des dividendes concernés : le taux total applicable en 2026 est de 31,4 %. Au barème, les dividendes éligibles sont d’abord réduits de 40 % pour calculer l’assiette d’impôt sur le revenu, puis cette assiette est intégrée aux autres revenus du foyer. Les prélèvements sociaux restent calculés sur le dividende brut.
Les deux modes d’imposition en bref
PFU par défaut
- Impôt sur le revenu de 12,8 % et prélèvements sociaux de 18,6 % en 2026 pour la plupart des dividendes concernés.
- Pas d’abattement de 40 % sur les dividendes.
- Calcul plus prévisible, sans intégration de l’assiette dans le barème progressif.
Option au barème
- Impôt calculé selon le barème du foyer sur l’assiette imposable.
- Abattement de 40 % possible sur les dividendes qui remplissent les conditions.
- Option globale pour les autres revenus et gains mobiliers concernés de l’année.
Notre lecture : Le barème peut avantager un foyer peu ou pas imposé, mais l’abattement ne suffit pas à garantir un résultat plus favorable. Comparez l’impôt total du foyer dans les deux options.
La comparaison doit porter sur la différence d’impôt total entre les deux options, pas sur le taux marginal affiché ni sur le seul montant d’un acompte déjà prélevé. Le barème est progressif : l’ajout des revenus mobiliers peut modifier le calcul de l’impôt du foyer. Le quotient familial, les autres revenus, les réductions ou crédits d’impôt et les prélèvements déjà versés influencent le résultat final.
Quels autres revenus sont concernés par le choix ?
Avant de cocher l’option, recensez tous les revenus et gains mobiliers du foyer qui relèvent du PFU. Des intérêts de placements imposables ou des plus-values de cession de titres peuvent changer le résultat, même si le montant des dividendes est modeste. L’option au barème peut augmenter l’impôt sur ces autres revenus, tout en ouvrant droit à des règles comme la déduction d’une fraction de CSG.
Les moins-values mobilières ne sont pas des revenus à ajouter comme des dividendes. Elles peuvent toutefois intervenir dans le calcul des plus-values imposables, selon les règles d’imputation et de report. Si vous avez vendu des titres, contrôlez aussi les montants de cessions et les moins-values reportables, en vous aidant de notre guide pour déclarer les plus-values d’un compte-titres.
Les dividendes reçus dans un PEA suivent un régime différent : ils ne sont pas déclarés chaque année comme des dividendes de compte-titres du seul fait de leur versement dans le plan. Le choix entre PFU et barème étudié ici concerne les revenus imposables du compte-titres et ne permet pas de choisir séparément l’imposition annuelle des dividendes conservés dans un PEA. Pour ce cas, consultez les règles des dividendes reçus dans un PEA.
Les dividendes étrangers demandent une vérification supplémentaire. Une retenue peut avoir été prélevée dans le pays de la société, puis un crédit d’impôt peut être prévu par la convention fiscale applicable. Pour les dividendes américains, la retenue à la source est généralement de 15 % avec le formulaire W-8BEN, selon la fiche de faits en vigueur. Vérifiez les montants de retenue et de crédit d’impôt sur l’IFU et les documents fiscaux du courtier : l’option au barème ne supprime pas la retenue étrangère.
Quels documents consulter avant de déclarer ?
Commencez par l’imprimé fiscal unique, ou IFU, transmis par votre banque ou votre courtier. Il récapitule les revenus déclarés par l’établissement et les prélèvements déjà effectués. Il est utile, mais il reste nécessaire de le comparer aux relevés de compte et aux montants préremplis dans la déclaration, notamment si vous avez plusieurs établissements ou des revenus étrangers.
Repérez les montants correspondant aux dividendes éligibles à l’abattement, aux autres distributions, aux acomptes d’impôt déjà versés et aux crédits d’impôt étrangers éventuels. Les cases préremplies et les numéros de cases peuvent évoluer selon l’année et la nature des revenus. Pour comprendre les rubriques de votre document, consultez notre méthode pour vérifier l’IFU du courtier avant les impôts.
Si vous détenez des titres dans plusieurs établissements, additionnez les montants de tous les IFU avant de comparer les options. Pour des revenus étrangers, examinez aussi les documents de retenue à la source et les formulaires complémentaires éventuellement nécessaires. Pour les cessions de titres, vérifiez séparément les plus-values, les moins-values et leurs reports, car une donnée manquante peut fausser la comparaison.
Une méthode concrète avant de valider la déclaration
Rassembler les données
Réunissez les IFU de tous les courtiers et banques, les relevés de dividendes, les justificatifs de retenues étrangères et les informations préremplies.
Contrôler les catégories
Vérifiez quels dividendes ouvrent droit à l’abattement de 40 %, quels acomptes ont été versés et quels revenus relèvent d’un régime distinct.
Comparer avec et sans option
Simulez l’impôt du foyer avec le PFU, puis avec l’option au barème. Gardez les autres données identiques pour isoler l’effet du choix.
Contrôler le résultat final
Vérifiez l’impôt total, les prélèvements déjà payés, les crédits d’impôt éventuels et la prise en compte de la case d’option avant de transmettre la déclaration.
Quelles erreurs éviter au moment de choisir ?
La première erreur consiste à comparer le PFU à votre taux marginal d’imposition sans calculer l’effet de l’abattement et de l’option globale. La deuxième est de considérer l’acompte de 12,8 % comme l’impôt définitif : il s’agit d’une avance qui sera prise en compte dans le calcul final. La troisième est d’oublier que les prélèvements sociaux restent dus sur le montant brut des dividendes, même si vous choisissez le barème.
Évitez également de modifier une case préremplie sans comprendre à quel revenu elle correspond. Un montant inscrit dans une rubrique de dividendes peut comprendre des distributions qui n’ont pas toutes droit au même traitement. En cas d’écart entre l’IFU, les relevés et la déclaration, demandez une explication à l’établissement payeur ou vérifiez la notice fiscale de l’année.
À vérifier avant de choisir le barème
- L’option concerne les revenus mobiliers soumis au PFU de l’ensemble du foyer, pas seulement un dividende.
- Les dividendes déclarés avec abattement sont bien éligibles et leur montant correspond à l’IFU.
- Les acomptes déjà prélevés et les retenues étrangères sont pris en compte dans la simulation.
- Les intérêts, plus-values, moins-values reportables et autres revenus concernés sont intégrés.
- Le taux de prélèvements sociaux applicable à l’année des revenus a été vérifié.
Questions fréquentes
La case 2OP permet-elle de choisir le barème uniquement pour les dividendes ?
Non. La case 2OP matérialise une option globale pour les revenus et gains mobiliers concernés par le PFU dans le foyer fiscal. Elle ne permet pas de sélectionner uniquement les dividendes ou un compte-titres particulier. Avant de la cocher, comparez le résultat avec l’ensemble des revenus concernés, notamment les intérêts et les plus-values mobilières.
L’abattement de 40 % réduit-il aussi les prélèvements sociaux ?
Non. L’abattement de 40 % réduit, si les conditions sont remplies et si vous optez pour le barème, l’assiette utilisée pour calculer l’impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux restent calculés sur le dividende brut. L’abattement ne s’applique pas non plus aux dividendes imposés au PFU.
Peut-on revenir sur l’option pour le barème après la déclaration ?
L’option est annuelle et se fait dans le cadre de la déclaration de revenus. Les possibilités de correction d’une déclaration déjà transmise dépendent de la procédure et du calendrier applicables à l’année concernée. Vérifiez votre avis d’impôt et les démarches de correction disponibles avant d’agir, car l’option peut modifier l’imposition de tous les revenus mobiliers concernés du foyer.
Le prélèvement de 12,8 % sur les dividendes est-il l’impôt définitif ?
Pas nécessairement. Il s’agit généralement d’un acompte d’impôt sur le revenu retenu à la source, en plus des prélèvements sociaux. Il est pris en compte lors du calcul définitif après la déclaration. Si l’acompte dépasse l’impôt dû sur les revenus concernés, la régularisation tient compte de l’ensemble de la situation fiscale.
Les dividendes reçus dans un PEA doivent-ils être soumis au choix PFU ou barème ?
Non, pas comme des dividendes perçus sur un compte-titres ordinaire. Les dividendes versés dans un PEA restent dans l’enveloppe et ne sont pas imposés chaque année selon le choix entre PFU et barème. Le régime fiscal du plan s’applique notamment lors des retraits, selon son ancienneté et les règles en vigueur.
Comment comparer PFU et barème si j’ai des dividendes étrangers ?
Rassemblez l’IFU, les relevés de paiement et les justificatifs de retenue à la source à l’étranger. Vérifiez le crédit d’impôt prévu par la convention fiscale applicable et intégrez-le dans les deux simulations. L’option au barème n’efface pas la retenue étrangère, et les règles peuvent différer selon le pays et la catégorie exacte du revenu.



